VAI FICAR TUDO BEM/ Tout va bien se passer/ Everything’s gonna be alright
Exposition DECORAMA, Association Scandale, Espace Voltaire, PARIS 2022
Perles et impression photograpique sur papier dos carré bleu, 300x300cm
Cette installation s’articule autour de plusieurs recherches dans lequel se mélange la figure de la nymphe, la fleur et la queerness. L’ image est une superposition de photos, issu d’une participation amicale de Richard Otparlic pour le dessin des nymphes bleues et de Sarah Konté pour ses photographies issu de son installation «Tumbleweeds», ainsi que d’images iphone prise à la Chapada Diamantina au Brésil. Ce choix de représenter la nymphe, part d’une envie de la re-contextualiser; entités des eaux stagnantes se nourrissant d’ambroisie, elles avaient le pouvoir de rester toujours belles et jeunes. On les décrit souvent comme de jeunes filles nubiles en âge de se marier. La nymphe est une figure très sexualisée dans les écrits mythologiques, très convoité par les mortels. Ici j’ai voulu les contextualiser au cœur d’une atmosphère idyllique, leurs deux corps tombants ; l’une d’elle serait en train de se dissocié et de se dissoudre mélancoliquement dans la source, pour renaître, comme la mue d’un serpent qui se renouvelle. Ou serait-elle en train de perdre son «âme sœur» ou celle qu’elle croit être son amour alors que ce n’est que son propre reflet? (Cf mythe de narcisse et hermaphrodite). J’aimerais faire le lien entre les fleurs et les nymphes. Leur évocation résulte d’une même définition qu’ont donné certain.e , le sexe féminin. A savoir que les fleurs Paulownia Tomento sont aussi appelées fleurs de la princesse d’après la duchesse Anna Palovna. Le paulownia est également cultivé depuis des siècles en Chine pour sa beauté et son bois de haute qualité, cet arbre a également gagné des noms tels que « Empress Tree » et « Sapphire Tree ». Au Japon, il y a une coutume: quand une fille naît, un paulownia est planté, et quand elle se marie, un coffre est fabriqué à partir du bois de cet arbre pour sa préciosité. Les Japonais croient également que le paulownia devrait être planté près de la maison, puis l’oiseau Phoenix volera prêt de leur maison, protégera la famille et portera chance à la maison.
Ces images superposées les unes sur les autres par transparence viendraient se mettre en opposition, et deviendraient une sorte d’apparition comme un éclat, une forme de fragments détachée d’un corps qui explose ou que l’on brise, suite à cet effet, la réapparition de la nymphe surgit et la lumière crée
un halo au centre de l’image. «A partir de la Terre, une éclipse n’est possible que lorsque le Soleil, la Lune et la Terre sont alignés» Les filets de perles qui pendent et qui entoure l’image sont a l’image du slogan lbtquia+. Ce rideau est un porte d’entrée, qui amène la.e visiteur.euse à marcher sur l’image. Cet espace appartient à l’enfance, à l’adolescence, et au corps adulte. Ces définitions de nymphe, parlent d’un point de vue hétéro-patriarcale alors comment peut t-on déconstruire ces mythes ?. Dans un écrit « LES NYMPHES ET L’ENJEU DU TERRITOIRE. UNE LECTURE D’EURIPIDE, ÉLECTRE 774-858 », Les nymphes, loin d’être opposée à la cité comme l’attestent des écrits sur l’Olympe, car elles était considérée de rang inférieurs et mais extrêmement convoités, elles se réunissaient en triade. Les Nymphes jouent depuis les marges le rôle de puissances gardiennes de l’accès à l’espace politique. De ce fait, pour moi elles sont le reflet d’une génération qui veut s’en sortir, qui veut être libre, de désir et de plaisir.
Tout va bien se passer. (slogan lgbtqia+) Nous sommes là. Ensemble nous agirons et si nous ne sommes pas prêts à crier alors au moins vivons pour nous, en déviant les embûches qui nous entourent.
cf
FABIANO Doralice, « Les Nymphes et l’enjeu du territoire. Une lecture d’Euripide, Électre 774-858 », Revue de l’histoire des
religions, 2021/3 (Tome 238), p. 461-499. DOI : 10.4000/rhr.11270. URL : https://www.cairn.info/revue-de-l-histoire-des-religions-
2021-3-page-461.html















